Itinéraire · Une journée à Nice

Que faire à Nice en UNE journée : l’itinéraire d’un guide local

Une seule journée à Nice ? C’est jouable, et même magnifique, si l’on s’y prend bien. Faites défiler : je vous emmène heure par heure, du marché du matin au coucher de soleil.

Paul-Henri, guide à Nice Par Paul-HenriGuide à Nice · publié le 26 juin 2026 · 13 min de lecture
La Promenade des Anglais et la Baie des Anges au coucher de soleil

Itinéraire pour 24H

Je vous emmène dans la Nice que j’aime : ruelles, marchés et coucher de soleil sur la baie.

Ce que je propose à mes amis qui sont à Nice une journée.

Les toits du Vieux-Nice et la Baie des Anges au lever du jour

Une journée à Nice

Commençons notre journée à Nice

ça se passe par là

Le marché aux fleurs du cours Saleya au petit matin

8 h 00

Le cours Saleya s’éveille

On commence là où Nice se réveille vraiment : le marché aux fleurs du cours Saleya, dans un parfum de mimosa et de basilic. Café serré au comptoir, première socca brûlante chez Thérésa, un coup d’œil à la façade ocre de la maison de Matisse, et déjà l’envie d’une glace Fenocchio, place Rossetti.

Coin secretle lundi, le cours Saleya troque ses fleurs contre la brocante : chineurs et antiquaires prennent la place des maraîchers, du petit matin jusqu’au soir.

Les toits et les ruelles ocre du Vieux-Nice

9 h 30

Le dédale du Vieux-Nice

On s’enfonce dans le Babazouk, ses ruelles ocre où le linge sèche d’une fenêtre à l’autre. La place Saint-François et son marché aux poissons, la vieille tour qui veille sur les toits, et le décor baroque du palais Lascaris. Plus haut, perché sous sa vigne, un bar centenaire : La Treille, l’âme du vieux village.

Coin secretvenez-y le matin : autour de la fontaine aux dauphins, les Niçois font encore leurs courses comme il y a un siècle.

La Baie des Anges et les toits du Vieux-Nice vus depuis la colline du Château

11 h 00

On monte au Château

La récompense de la matinée : le plus beau panorama de Nice, toute la Baie des Anges d’un côté, les toits rouges du Vieux-Nice de l’autre. On flâne entre la grande cascade artificielle et les vestiges de l’ancienne cathédrale, et l’on peut même monter sans effort par le petit ascenseur gratuit, sous la tour Bellanda.

Le patio de citronniers du restaurant de l’hôtel La Pérouse

12 h 30

Déjeuner provençal à La Pérouse

Au pied du Château, caché derrière ses murs, l’hôtel La Pérouse garde l’un des plus beaux secrets de Nice : un patio de citronniers, une piscine bleue suspendue et une cuisine provençale face à la mer. On s’attable à l’ombre, loin du bruit, pour un vrai moment niçois.

Le port Lympia de Nice et ses pointus multicolores

14 h 00

Flâner sur le port Lympia

On redescend vers le port Lympia, ses façades sang et or et ses pointus multicolores alignés sur l’eau turquoise. Sur la place de l’Île de Beauté, les antiquaires déballent leurs trésors et les boulistes tirent à l’ombre des platanes. Levez les yeux vers l’église Notre-Dame du Port : méconnue, c’est pourtant l’une des plus belles de Nice, un vrai temple néoclassique à portique de colonnes et fronton sculpté, couronné d’une Vierge qui veille sur les bateaux.

Coin secretla socca au feu de bois chez Pipo, à déguster debout sur le trottoir.

À deux pas du port

La place Garibaldi

En remontant du port, on débouche sur la place du Pin, petit carré plein de vie hérissé de bars et de terrasses, puis sur la majestueuse place Garibaldi : la plus ancienne grande place de Nice, dessinée à la fin du XVIIIe siècle dans le goût turinois. Arcades ocre, façades en trompe-l’œil, et la statue de Giuseppe Garibaldi, enfant de la ville, qui veille au centre. C’était la place royale, à l’arrivée de la route de Turin.

Le toit-terrasse du MAMAC, sa tour de verre colorée et la colline du Château

15 h 30

L’art niçois, du MAMAC à Matisse

Le grand musée d’art moderne et contemporain marque le haut de la coulée verte, avec ses quatre tours de marbre reliées par des passerelles de verre. Le MAMAC est aujourd’hui fermé pour rénovation, réouverture prévue vers 2028 : sa collection · Yves Klein, Niki de Saint Phalle, l’École de Nice · voyage « hors les murs », mais son architecture vaut toujours le coup d’œil en passant. Pour une vraie visite d’art, montez à Cimiez, au musée Matisse, installé dans la Villa des Arènes au milieu des oliviers centenaires.

Le bon planà Cimiez, le musée Matisse est niché dans un parc d’oliviers, à deux pas des arènes romaines et du monastère où repose le peintre. Entrée par le billet des musées municipaux ; fermé le mardi.

Vue panoramique sur Nice et la Baie des Anges

17 h 00

La coulée verte et la place Masséna

On remonte le fil vert de la Promenade du Paillon : le miroir d’eau où courent les enfants, les brumisateurs, les essences du monde entier. Au bout, la place Masséna, son damier noir et blanc, ses arcades rouges et les sept silhouettes lumineuses de Plensa perchées sur leurs mâts.

Coin secretl’église grecque-orthodoxe Saint-Spyridon, cachée dans une ancienne villa de Carabacel, et ses fresques byzantines.

Le rooftop SEEN, sur le toit de l’hôtel Anantara Plaza à Nice, face à la mer au coucher du soleil

18 h 30

L’apéro perché, à l’heure dorée

Quand la chaleur retombe, on prend de la hauteur pour l’apéro. Mon spot pour voir la lumière virer à l’or puis au rose : le SEEN, perché sur le toit de l’hôtel Anantara Plaza, face à la grande bleue. Cocktails soignés, banquettes immaculées et vue plongeante sur la Méditerranée et les toits de la ville : le grand frisson du coucher de soleil niçois, un verre à la main.

Deux autres adressesle jardin suspendu de Bocca Nissa, à l’entrée du Cours Saleya, au-dessus des toits du Vieux-Nice ; et le Rooftop 17 de l’hôtel Monsigny, plus confidentiel, côté Libération, avec son jacuzzi.

Les chaises bleues de la Promenade des Anglais face à la mer, sous un ciel de coucher de soleil mauve

20 h 00

Le coucher de soleil sur la Promenade

On redescend longer la mer pour le bouquet final. On s’installe sur une chaise bleue, ces fauteuils devenus l’emblème de la Promenade, face aux galets qui virent au rose. Dans le dos, la coupole rose du Negresco s’illumine et toute la baie s’embrase : le plus beau moment de la journée niçoise.

Coin secretà la nuit tombée, glissez un œil dans le hall du Negresco : son immense lustre Baccarat, jumeau de celui du Kremlin, commandé jadis par le tsar Nicolas II.

Le dîner

La Merenda

À la nuit tombée, on pousse la porte de cette toute petite salle du Vieux-Nice. Dominique Le Stanc, ancien chef doublement étoilé du Negresco, y cuisine au gré du marché : pâtes au pistou, sardines farcies, stockfish, tourte de blettes. Ni téléphone ni carte bancaire, on réserve en passant le matin même.

Mes bons plans

Deux autres tables d’habitués

Chez Acchiardo, la même famille rue Droite depuis 1927 : raviolis maison, daube et panisses, fidèles aux recettes d’hier. Fermé le week-end.

Chez Palmyre, un décor d’antan resté intact et une cuisine niçoise franche, menu complet autour de vingt euros. À réserver bien à l’avance.

Concert live au Shapko, le bar musical de la rue Rossetti, dans le Vieux-Nice

Après le dîner

Sortir, au rythme des ruelles

Le soir, la vieille ville ne dort pas : la musique live s’échappe des caves et les terrasses débordent. Mon coup de cœur, c’est le Shapko, rue Rossetti : des concerts chaque soir, du jazz au funk, et des jam sessions jusqu’au bout de la nuit. Entrée libre.

Côté scènePour une soirée plus habillée, l’Opéra de Nice et ses ors, ou le café-théâtre des Oiseaux à deux pas, lèvent le rideau toute la saison.

La Promenade des Anglais au crépuscule

La visite privée

Et si je vous guidais ?

Paul-Henri, votre guide à Nice

Cette journée n’est qu’un avant-goût. En visite privée, je m’adapte à votre rythme et à vos envies : les ruelles du Vieux-Nice, la vue depuis la colline du Château, la socca au marché, et la ville racontée en français, au fil des pas.

Rien que pour vous ou vos proches, ponctuée de mes meilleures adresses et de quelques coins secrets que les guides ignorent.

  • Vieux-Nice
  • Marchés
  • Panoramas
  • Gastronomie
  • Coins secrets

Paul-Henri, votre guide à Nice

Mes conseils pour réussir cette journée

Une seule journée à Nice, ça se savoure mais ça se prépare un peu. Voici les réflexes qui changent tout, et les bons plans que je glisse à mes amis de passage.

01

Commencez tôt

Avant 10 h, le Vieux-Nice et la colline du Château sont à vous, dans une lumière douce. Après, les groupes arrivent et le soleil tape.

02

De bonnes chaussures

Tout se fait à pied, sur des pavés et quelques montées vers le Château. Oubliez les semelles lisses et les talons.

03

Le tram, pas la voiture

Le centre se visite à pied, le tramway fait le reste. En voiture, circulation et stationnement gâchent vite la journée.

04

Mangez vraiment niçois

Salade niçoise sans pomme de terre, pan-bagnat, petits farcis, socca. Fuyez les menus à photos des ruelles les plus passantes.

05

Le bon spot photo

Le panorama depuis la colline du Château et la pointe Rauba-Capeu, puis les chaises bleues de la Promenade au crépuscule.

06

Gardez le meilleur pour la fin

Calez votre soirée sur le coucher de soleil : la Baie des Anges s’embrase, c’est le souvenir qu’on emporte chez soi.

Une journée suffit pour tomber amoureux de Nice, pas pour en faire le tour. Si vous avez plus de temps, je détaille un programme complet et tout ce qu’il faut voir dans d’autres carnets. Voir tout ce qu’il faut voir à Nice →

Infos pratiques

Combien de temps, quel budget, comment circuler

Ce qu’il faut savoir pour que la logistique ne gâche rien : la journée se vit à pied, le tram et le bus font le reste.

Temps de marche

Environ 4 à 5 km sur la journée, en flânant. Quelques montées vers la colline du Château : de bonnes chaussures suffisent.

Se déplacer

Tout le centre se fait à pied. Pour Cimiez ou l’aéroport, le tram et le bus Lignes d’Azur : ticket à 1,70 € (valable 74 min avec correspondances), Pass 1 jour à 5 €, Pass 7 jours à 15 €.

Budget malin

Les marchés du matin, la colline du Château et la traversée du port en barque (Lou Passagin) coûtent trois fois rien. Prévoyez surtout le déjeuner et l’apéro.

Meilleure saison

Printemps et automne : lumière douce, ville vivante, sans la foule ni la chaleur de l’été. L’hiver a son charme, entre mimosa et Carnaval.

En voiture ?

À éviter en ville. Si vous arrivez motorisé, laissez la voiture dans un parking relais en périphérie et prenez le tram : circulation et stationnement gâchent vite la journée.

La visite guidée privée

170 € pour 3 h, paiement sur place. Une journée racontée en français, à votre rythme, avec mes adresses et mes coins secrets.

Adapter la journée

La même journée, selon vous

Le fil reste le même ; on ajuste selon la météo, les enfants ou le temps qu’on a.

S’il pleut

Cap sur les musées et le baroque : le musée Masséna sur la Promenade, le Palais Lascaris dans le Vieux-Nice, la cathédrale Sainte-Réparate, et une montée à Cimiez pour le musée Matisse. Nice sous la pluie se réfugie très bien à l’abri.

Avec des enfants

La cascade et les hauteurs de la colline du Château, la traversée du port en barque, une glace Fenocchio place Rossetti, et le grand miroir d’eau de la coulée verte pour courir dans l’eau l’été.

En hiver

Moins de monde, une lumière rasante superbe. En février, la ville vit au rythme du Carnaval et de la fête du mimosa ; couvrez-vous pour le Château, la mer garde sa couleur.

Si vous avez deux jours

Gardez Cimiez pour le lendemain : musée Matisse, arènes romaines et monastère franciscain. Puis un saut sur la Côte : Villefranche-sur-Mer, Èze ou Menton, à quelques minutes en train.

Questions fréquentes

Peut-on visiter Nice en une journée ?
Oui, l’essentiel de Nice tient en une journée à pied : le Vieux-Nice et le cours Saleya, la colline du Château et son panorama, la Promenade des Anglais et la place Masséna. Pour les musées et les excursions sur la Côte d’Azur, mieux vaut prévoir un jour de plus.
Par où commencer une journée à Nice ?
Par le cours Saleya et le Vieux-Nice tôt le matin, quand le marché aux fleurs s’installe et que les ruelles sont encore fraîches. On enchaîne ensuite par la colline du Château, juste à côté, pour le panorama.
Où déjeuner d’un vrai repas niçois ?
Dans une cantine du Vieux-Nice : une vraie salade niçoise (crue, sans pomme de terre ni haricot), un pan-bagnat, des petits farcis ou une part de socca. Mieux vaut éviter les terrasses à menu touristique des ruelles les plus passantes.
Faut-il une voiture pour visiter Nice ?
Non. Le centre se visite entièrement à pied, et le tramway suffit pour le reste (aéroport, Cimiez, quartiers). La voiture est même un handicap en ville : circulation et stationnement difficiles.
Le MAMAC est-il ouvert ?
Non. Le MAMAC est fermé pour rénovation, réouverture prévue vers 2028, dans le cadre de l’extension de la coulée verte du Paillon. Sa collection circule « hors les murs » et son architecture reste visible de l’extérieur. Pour un vrai musée d’art le jour même, montez à Cimiez voir le musée Matisse (fermé le mardi).
Combien coûte le tram à Nice ?
Le ticket unité Lignes d’Azur est à 1,70 €, valable 74 minutes avec correspondances dans le même sens. Si vous prévoyez plusieurs trajets (Cimiez, aéroport), le Pass 1 jour à 5 € est vite rentable ; il existe aussi un Pass 7 jours à 15 €.
Combien de marche représente cette journée ?
Comptez environ 4 à 5 km sur l’ensemble de la journée, en flânant, avec quelques montées vers la colline du Château. Rien d’éprouvant avec de bonnes chaussures ; seul le musée Matisse, à Cimiez, se rejoint plutôt en bus.