Guide · Excursions depuis Nice

Excursions depuis Nice : la Côte d’Azur, l’arrière-pays et l’Italie en une journée

En une demi-heure, on quitte les galets de la Baie des Anges pour un village perché, une frontière italienne ou une station de ski. Voici mes excursions préférées au départ de Nice, classées par envie, avec pour chacune le bon plan et le petit détail qui change tout.

Par Paul-HenriGuide à Nice · mis à jour le 6 juillet 2026 · 13 min de lecture
Le village perché de Tourrettes-sur-Loup, accroché à sa falaise dans l’arrière-pays niçois

Ce que j’aime à Nice, c’est qu’on n’y est jamais coincé. En une demi-heure de voiture ou de train, on passe des galets de la Baie des Anges à un village accroché à sept cents mètres d’altitude, on franchit une frontière pour aller déjeuner en Italie, ou l’on grimpe skier au-dessus des nuages. Peu de villes offrent un tel terrain de jeu à leur porte.

Je vis ici toute l’année et je passe une bonne partie de mes week-ends à explorer cet arrière-pays. Voici les excursions que je préfère, classées par envie : les incontournables de la Côte d’Azur, mon top 5 des villages perchés, l’Italie en voisine, et l’hiver à la montagne. À chaque fois, je vous dis comment y aller et le petit détail que je garde pour mes visiteurs.

La frontière italienneÀ 40 minutes de Nice, en train ou en voiture
Le village le plus hautSainte-Agnès, plus haut village littoral d’Europe
L’hiverSkier le matin, être à la plage l’après-midi
La plus belle ligneLe Train des Merveilles, de Nice à Tende
Plus Beaux Villages de FranceGourdon, Sainte-Agnès, Coaraze, Saorge
Le coup de cœur de MonetLe vieux pont de Dolceacqua, en Italie

Les incontournables de la Côte d’Azur

Commençons par les classiques, ceux que tout le monde a en tête. Ils méritent leur réputation, et la bonne nouvelle, c’est qu’ils sont presque tous à moins d’une heure de Nice. De part et d’autre de la ville, deux mondes : à l’est, la corniche, ses villages perchés et ses palais ; à l’ouest, les cités d’art et le pays du parfum.

Le village perché d’Èze et sa vue plongeante sur le Cap Ferrat
Èze, le village perché le plus photographié de la corniche, face au Cap Ferrat.

Vers l’est : Villefranche, Èze et Monaco

À dix minutes de Nice en train, Villefranche-sur-Mer aligne ses maisons ocre au-dessus d’une rade profonde où mouillent les yachts. Perdez-vous dans la rue Obscure, ruelle médiévale entièrement couverte qui date du XIIIᵉ siècle, puis poussez la porte de la petite chapelle Saint-Pierre, sur le port : c’est Jean Cocteau lui-même qui en a peint l’intérieur, en 1957, pour remercier les pêcheurs de l’avoir si bien accueilli.

Un peu plus haut sur la corniche, Èze est le village perché le plus photographié de la côte. Tout en haut, le Jardin Exotique déroule ses cactus et ses statues face à une vue qui plonge sur le Cap Ferrat. Le sentier qui redescend du village jusqu’à la mer porte un nom célèbre : le chemin de Nietzsche. C’est en le gravissant que le philosophe aurait imaginé une partie d’« Ainsi parlait Zarathoustra ». Je vous préviens, à la montée, on comprend vite pourquoi il avait besoin d’inspiration.

Le conseil du guide

À Èze, visez le début de matinée, avant l’arrivée des cars : le village se savoure quand les ruelles sont encore vides. Et prenez le chemin de Nietzsche dans le sens de la descente, du village vers Èze-sur-Mer : mêmes points de vue, zéro souffrance, et le train du littoral vous ramène à Nice depuis la gare, en bas.

Au bout de la corniche, Monaco tient sur deux kilomètres carrés mais en met plein la vue. Montez sur le Rocher pour la relève de la garde, tous les jours à 11 h 55 devant le Palais princier, flânez dans les ruelles du vieux Monaco, puis redescendez vers la place du Casino. Si vous venez fin mai, sachez que les rues que vous arpentez deviennent, le temps d’un week-end, le circuit du Grand Prix le plus célèbre du monde.

La Villa Ephrussi de Rothschild et ses jardins illuminés au crépuscule, au Cap Ferrat
La Villa Ephrussi de Rothschild, palais rose de la baronne Béatrice, au cœur de ses neuf jardins.

Le Cap Ferrat et Menton : la perle et le citron

Entre Villefranche et Beaulieu, la presqu’île du Cap Ferrat cache certaines des plus belles villas de la côte. La plus folle se visite : la Villa Ephrussi de Rothschild, palais rose bâti pour la baronne Béatrice de Rothschild, entouré de neuf jardins thématiques où les fontaines dansent en musique. Tout autour, un sentier du littoral fait le tour de la presqu’île entre pins et criques. C’est ma balade quand je veux respirer sans aller loin.

Tout à l’est, collée à l’Italie, Menton est la ville la plus chaude de France, et ça se voit : les citrons poussent en pleine rue et les jardins exotiques y sont parmi les plus beaux de la côte. Chaque hiver, en février, la ville organise sa Fête du Citron, où des sculptures géantes faites de milliers d’agrumes envahissent les jardins Biovès. C’est joyeusement kitsch, ça sent bon l’orange, et je ne m’en lasse pas.

Le village fortifié de Saint-Paul-de-Vence au coucher du soleil
Saint-Paul-de-Vence, village fortifié devenu le repaire des peintres.

Vers l’ouest : Saint-Paul-de-Vence, Antibes et Grasse

De l’autre côté de Nice, l’arrière-pays est le royaume des artistes. Saint-Paul-de-Vence, village fortifié aux ruelles pavées, abrite la Fondation Maeght, l’une des plus belles collections d’art moderne d’Europe, posée dans une pinède. En contrebas, l’auberge de la Colombe d’Or a sa légende : dans les années folles, Picasso, Matisse ou Léger y réglaient parfois l’addition d’une toile. Résultat, ses murs valent aujourd’hui une fortune. Marc Chagall, lui, a passé ici ses dernières années et repose dans le petit cimetière du village.

Plus loin sur la côte, Antibes et sa vieille ville close de remparts valent le détour rien que pour le musée Picasso. Installé dans le château Grimaldi, face à la mer, il occupe l’atelier que le peintre a investi à l’automne 1946 : il en est sorti une explosion de toiles solaires, dont la fameuse « Joie de vivre ». Juste à côté, le marché provençal et le Port Vauban, où s’amarrent quelques-uns des plus grands yachts d’Europe.

Et sur les hauteurs, Grasse, capitale mondiale du parfum depuis des siècles. On y visite les grandes maisons, Fragonard, Galimard, Molinard, et l’on comprend, le nez dans les fleurs, pourquoi tant de parfums célèbres sont nés ici. C’est aussi le décor du roman « Le Parfum » de Patrick Süskind, si vous l’avez lu. Quant à Cannes et sa Croisette, comptez trente minutes de train : parfait pour une fin d’après-midi.

La visite

Et si on commençait par Nice ?

Avant de partir explorer la côte, prenez le temps de comprendre la ville d’où tout rayonne. Lors de ma visite privée à pied, je vous raconte le Vieux-Nice, son histoire italienne et ses secrets : la meilleure base pour saisir tout l’arrière-pays, à votre rythme et en français.

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Mon top 5 des villages de l’arrière-pays

Maintenant, quittons la mer. Dès qu’on remonte les vallées du Paillon, du Loup ou de la Roya, le décor change : la foule disparaît, l’air fraîchit, et l’on tombe sur des villages accrochés à la roche comme des nids d’aigle. Voici mes cinq préférés, du plus accessible au plus sauvage.

Ruelle pavée et maisons de pierre du village perché de Gourdon
Gourdon, perché à plus de 760 mètres, et son panorama sur toute la côte.

1. Gourdon, le balcon sur la Méditerranée

Perché à plus de 760 mètres au-dessus des gorges du Loup, Gourdon est le village qui coupe le souffle aux visiteurs. Par temps clair, depuis sa terrasse, on embrasse d’un seul regard toute la côte, de l’Esterel au Cap Ferrat. Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, il aligne ses ateliers d’artisans autour d’un château dont les jardins furent dessinés, dit-on, par Le Nôtre, le jardinier de Versailles. C’est mon excursion préférée pour épater quelqu’un qui découvre la région : on quitte Nice et, trente minutes plus tard, on a l’impression d’être au sommet du monde.

Les maisons de pierre de Peille accrochées à la falaise, au-dessus de la vallée du Paillon
Peille, à la tombée du jour : un village médiéval resté à l’écart des circuits touristiques.

2. Peille, le village que les touristes oublient

À l’opposé de Gourdon, Peille ne cherche pas à plaire, et c’est tout son charme. Accroché au-dessus de la vallée du Paillon, à un quart d’heure de Monaco à vol d’oiseau, ce village médiéval a gardé ses passages voûtés, ses placettes et un calme rare. Les anciens y parlent même encore le pelhasc, un dialecte local que l’on n’entend nulle part ailleurs. C’est l’endroit où je vais quand j’ai envie d’un déjeuner tranquille, sans une seule boutique de souvenirs à l’horizon.

Le village perché de Sainte-Agnès dominant la baie de Menton
Sainte-Agnès domine la baie de Menton de près de 800 mètres.

3. Sainte-Agnès, le plus haut village littoral d’Europe

Au-dessus de Menton, Sainte-Agnès détient un record : c’est le village en bord de mer le plus haut d’Europe, à près de huit cents mètres d’altitude, et pourtant la Méditerranée est à trois kilomètres en contrebas. Le panorama sur la baie y est vertigineux. Mais le clou, c’est son fort : creusé dans la montagne dans les années 1930, c’est l’ouvrage le plus au sud de la ligne Maginot, et l’on en visite les galeries souterraines. Petit détail qui me fait toujours sourire : ce village, lui aussi classé Plus Beaux Villages de France, n’est français que depuis 1860, quand le comté de Nice a rejoint la France.

4. Saorge, le petit Tibet de la Roya

Plus loin, dans la vallée sauvage de la Roya, Saorge est le village qui m’impressionne le plus. Ses hautes maisons aux toits de lauze s’empilent en amphithéâtre au-dessus des gorges, si serrées qu’on l’a surnommé le village tibétain. Tout le bourg est classé. On y grimpe par un dédale de ruelles et d’escaliers jusqu’à un monastère franciscain orné de fresques, avec un jardin en terrasses suspendu au-dessus du vide. C’est loin (comptez un peu plus d’une heure et demie), mais c’est un autre monde. Bonne nouvelle pour ceux qui n’ont pas de voiture : le Train des Merveilles s’arrête à Fontan-Saorge, à une vingtaine de minutes de marche du village. J’y reviens plus bas.

5. Coaraze, le village du soleil

Pour finir, mon coup de cœur lumineux : Coaraze, dans la vallée du Paillon, à quarante minutes de Nice. On l’appelle le village du soleil, et ses façades sont décorées d’une douzaine de cadrans solaires signés par de grands artistes, dont Jean Cocteau. Son nom viendrait d’une vieille légende : les habitants, voulant capturer le soleil, n’auraient réussi qu’à attraper la queue d’un lézard (« coa rasa », la queue coupée). D’où l’emblème du village. Allez vérifier l’heure sur les murs, c’est une chasse au trésor à ciel ouvert.

L’Italie en voisine

Voici l’un des grands luxes de Nice : l’Italie est à quarante minutes. On y va pour un café serré, un marché ou juste pour le plaisir d’entendre parler italien le temps d’une journée. Le plus simple est de prendre le train du littoral, qui longe la côte et vous dépose de l’autre côté de la frontière sans aucun souci de stationnement.

Le vieux pont en dos d’âne de Dolceacqua et les ruines du château des Doria
Le pont en dos d’âne de Dolceacqua, que Monet peignit en 1884.

Vintimille et son marché du vendredi

La première ville après la frontière, Vintimille (Ventimiglia), est connue pour son immense marché du vendredi, qui déroule ses étals le long de la mer. Chaque semaine, des cars entiers de Français passent la frontière pour y faire le plein de cuir, de linge et de produits italiens : c’est une vraie institution régionale. Prenez aussi le temps de monter dans la vieille ville, sur la colline, et, juste avant la frontière, ne manquez pas les jardins botaniques Hanbury, l’un des plus beaux jardins de toute la Riviera.

Le conseil du guide

Pour le marché du vendredi, oubliez la voiture : le vendredi, se garer à Vintimille relève de l’exploit. Prenez le train du littoral tôt le matin, les étals sont à deux pas de la gare et bien plus agréables avant l’arrivée de la foule, en fin de matinée.

Dolceacqua, le pont peint par Monet

En remontant un peu dans les terres, Dolceacqua est un bijou médiéval. Son vieux pont en dos d’âne, qui enjambe la rivière d’une seule arche, a tapé dans l’œil de Claude Monet en 1884 : il le peignit et le décrivit comme un bijou de légèreté. Au-dessus, les ruines du château des Doria veillent sur un dédale de ruelles. Et puisqu’on est en Ligurie, goûtez le Rossese di Dolceacqua, le vin rouge du coin que Napoléon, paraît-il, appréciait déjà.

Ruelle de la Pigna à San Remo, ses arcs de pierre et ses façades ocre
Dans la Pigna, le vieux San Remo : des arcs jetés entre les façades pour tenir les maisons dans la pente.

San Remo, la Belle Époque italienne

San Remo, un peu plus loin, a des airs de cousine italienne de Nice : un grand casino de style Liberty, une élégante église orthodoxe russe (la ville accueillait elle aussi l’aristocratie russe en hiver) et, sur la colline, le vieux quartier de la Pigna, lacis de ruelles médiévales. C’est la ville des fleurs et de la chanson : chaque hiver s’y tient le célèbre Festival de Sanremo, qui a inspiré l’Eurovision. Anecdote pour briller à table : c’est ici qu’Alfred Nobel, l’inventeur de la dynamite et du prix qui porte son nom, a passé ses dernières années. Et si vous faites étape à Bordighera, sachez que ses palmiers ont une histoire : pendant des siècles, c’est cette petite ville qui a eu le privilège de fournir le Vatican en palmes pour Pâques, grâce à un capitaine du cru.

L’hiver : skier le matin, plage l’après-midi

Voici le tour de force dont les Niçois sont le plus fiers, et qui surprend toujours les visiteurs : ici, on peut skier le matin et se retrouver les pieds dans le sable l’après-midi. Les stations des Alpes-Maritimes sont toutes à une heure ou une heure et demie de la mer, aux portes du parc national du Mercantour. On y monte en voiture ou, l’hiver, en bus 100 % neige au départ de Nice.

La station d’Auron sous la neige, au cœur du Mercantour
Auron et son village de montagne : le plus grand domaine skiable des Alpes-Maritimes, à une heure et demie de la mer.

Les grands domaines : Isola 2000, Auron, Valberg

Pour skier pour de vrai, trois grands domaines se partagent le haut-pays. Isola 2000, la plus haute, est ma préférée pour la neige : perchée à deux mille mètres, à une heure et demie de Nice, elle est enneigée tout l’hiver, et depuis les sommets, par beau temps, on aperçoit même la mer au loin. Auron, à côté, offre le plus grand domaine du département (environ 135 km de pistes) autour d’un vrai village de montagne, avec une chapelle romane aux fresques médiévales juste à côté des remontées. Enfin Valberg, créée en 1936, est la plus ancienne station de la Côte d’Azur, et la plus familiale.

Les petites stations, plus proches encore

Si vous voulez juste goûter à la neige sans faire trop de route, deux options. Gréolières 1400 est la station la plus proche de Nice, à seulement une heure et quart, et l’on dit que c’est l’une des rares d’où l’on peut apercevoir la Méditerranée depuis les pistes. La Colmiane, dans la vallée de la Vésubie, est petite mais a un atout de taille : l’une des plus longues tyroliennes de France, plus de deux kilomètres et demi de vol au-dessus du domaine. Et tout près, le parc Alpha, où l’on observe les loups, revenus naturellement dans le Mercantour au début des années 1990 (un retour qui fait encore débat chez les bergers du coin).

Y aller sans voiture : les plus belles lignes

Bonne nouvelle si vous n’avez pas de voiture : certaines des plus belles excursions se font en train, et pas n’importe lesquels.

Le train longeant les roches rouges de l’Esterel au bord de la mer
Le long de la côte, le train épouse les roches rouges de l’Esterel.

Le Train des Merveilles (Nice - Tende)

C’est la ligne dont je suis le plus fier. Le Train des Merveilles relie Nice à Tende, tout au nord, en remontant les gorges de la Roya à travers 81 tunnels et une vingtaine de viaducs : un exploit d’ingénierie, classé parmi les plus belles lignes ferroviaires d’Europe. Partie au niveau de la mer, elle grimpe à plus de mille mètres. Longtemps interrompue après la tempête Alex de 2020, elle a rouvert fin 2025 après de gros travaux. De mai à octobre, un guide commente le trajet à bord du train du matin (départ de Nice à 9 h 32), le tout pour moins de dix-sept euros l’aller. C’est de loin la plus belle façon de découvrir l’arrière-pays, et elle dessert au passage des villages comme Sospel ou Saorge.

Le conseil du guide

Ma journée idéale sur cette ligne : le train commenté du matin (9 h 32, de mai à octobre), un arrêt à Fontan-Saorge pour monter déjeuner au village, puis le train suivant pour redescendre en fin d’après-midi, quand la lumière dore les gorges. Vérifiez juste les horaires du retour avant de partir : ils sont peu nombreux.

Le Train des Pignes (Nice - Digne)

Autre pépite, plus confidentielle : le Train des Pignes, petit train à voie étroite qui part de Nice et s’enfonce dans l’arrière-pays jusqu’à Digne-les-Bains, à travers gorges et villages. En été, une partie du parcours est même assurée par un authentique train à vapeur. Son nom (les « pignes », ce sont les pommes de pin) viendrait, dit la légende, du fait qu’il roulait si lentement qu’on pouvait descendre en ramasser le long de la voie.

Le train du littoral, pour l’Italie et Menton

Enfin, le plus simple de tous : le TER qui longe la côte. Pour quelques euros, il relie Nice à Menton et à l’Italie en épousant le bord de mer, avec des vues superbes et, surtout, aucun souci de stationnement à l’arrivée. C’est le moyen que je conseille toujours pour Villefranche, Èze-sur-Mer, Monaco, Menton ou Vintimille.

Comment choisir selon votre temps

Si vous n’avez qu’une journée, je reste sur la côte : la corniche jusqu’à Èze et Monaco le matin, Menton et un jardin l’après-midi. Avec deux ou trois jours, ajoutez une journée dans l’arrière-pays (Gourdon ou Coaraze, faciles depuis Nice) et une escapade en Italie un vendredi, pour le marché de Vintimille. Et si vous venez l’hiver, gardez une matinée pour la neige : c’est l’expérience la plus dépaysante, et la plus niçoise qui soit.

Quelle que soit la saison, le secret tient en un mot : partez tôt. Les villages perchés et les routes de corniche se savourent bien mieux avant l’arrivée des cars, quand la lumière est encore basse et les terrasses tranquilles. Lire mon guide complet pour visiter Nice →

Un mot, en toute transparence : je ne guide pas ces excursions moi-même, ma visite se déroule à Nice. Mais mes visiteurs repartent rarement sans idées pour la suite : pendant la balade, dites-moi vos envies (villages, Italie, montagne) et je vous aide à bâtir le reste de votre séjour, avec les mêmes adresses que je donne à mes amis.

Paul-Henri, guide à Nice

Je vis à Nice et je fais découvrir ma ville et sa région à pied, en petit comité et en français. Avant de partir explorer la Côte d’Azur, je vous emmène là où tout a commencé : le Vieux-Nice.

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Questions fréquentes

Quelles excursions faire depuis Nice en une journée ?
Vers l’est, la corniche mène à Villefranche-sur-Mer, Èze, Monaco, le Cap Ferrat et Menton. Vers l’ouest, on rejoint Antibes, Saint-Paul-de-Vence et sa Fondation Maeght, ou Grasse et ses parfums. Tous ces sites sont à moins d’une heure de Nice, en voiture comme en train.
Peut-on aller en Italie facilement depuis Nice ?
Oui, la frontière n’est qu’à une quarantaine de minutes. Les incontournables sont Vintimille et son grand marché du vendredi, le village médiéval de Dolceacqua et la station Belle Époque de San Remo. Le plus simple est de prendre le train du littoral, qui longe la côte et évite tout souci de stationnement.
Quels sont les plus beaux villages de l’arrière-pays niçois ?
Mes préférés sont Gourdon, perché au-dessus des gorges du Loup, Peille, resté très authentique, Sainte-Agnès, plus haut village littoral d’Europe avec son fort Maginot, Saorge, surnommé le village tibétain, et Coaraze, le village du soleil. Plusieurs sont classés parmi les Plus Beaux Villages de France.
Peut-on skier près de Nice ?
Oui, plusieurs stations sont à une heure ou une heure et demie de Nice : Gréolières 1400, la plus proche, Isola 2000, la plus haute, Auron, qui offre le plus grand domaine, Valberg, la plus familiale, et La Colmiane. Il est tout à fait possible de skier le matin et de profiter de la mer l’après-midi.
Comment faire ces excursions sans voiture ?
En train, souvent. Le TER du littoral dessert Villefranche, Monaco, Menton et l’Italie. Le Train des Merveilles relie Nice à Tende à travers la vallée de la Roya, et le Train des Pignes rejoint Digne-les-Bains par l’arrière-pays. L’hiver, des bus 100 % neige montent de Nice vers les stations.
Combien de temps faut-il pour aller à Èze depuis Nice ?
Comptez une trentaine de minutes. En voiture ou en bus, la Moyenne Corniche monte directement au village. En train, descendez à Èze-sur-Mer puis grimpez par le chemin de Nietzsche (environ une heure de montée soutenue) ou, plus reposant, faites le trajet inverse : bus jusqu’au village, descente à pied vers la mer et retour en train.
Peut-on visiter Monaco gratuitement ?
Oui, l’essentiel ne coûte rien : la relève de la garde devant le Palais princier (tous les jours à 11 h 55), les ruelles du Rocher, la cathédrale où reposent Grace Kelly et le prince Rainier, les jardins et le port. Seuls les intérieurs sont payants, comme le Musée océanographique ou les salons du Casino.
Quel village perché visiter sans voiture ?
Èze est le plus simple : bus direct depuis Nice ou train jusqu’à Èze-sur-Mer puis montée à pied. Saorge se rejoint avec le Train des Merveilles (arrêt Fontan-Saorge, puis une vingtaine de minutes de marche). Et le Train des Pignes dessert plusieurs villages de l’arrière-pays au fil de la vallée du Var.

Pour finir

Toutes mes excursions en un coup d’œil

Où aller, comment, quand : le résumé à garder sous la main. Les temps sont indicatifs, en voiture ou en train.

Destination Depuis Nice Y aller Idéal pour Quand
La Côte d’Azur · vers l’est
Villefranche-sur-Mer 10 min Train Une première sortie facile, sans voiture Toute l’année
Èze ≈ 30 min Train ou voiture Le panorama et le village perché Printemps, automne
Monaco ≈ 30 min Train Le Rocher, le Casino, le Grand Prix Toute l’année
Cap Ferrat ≈ 20 min Voiture ou bus La Villa Ephrussi et le sentier littoral Printemps, été
Menton ≈ 40 min Train Les jardins et la Fête du Citron Février, printemps
La Côte d’Azur · vers l’ouest
Saint-Paul-de-Vence ≈ 1 h Voiture ou bus L’art moderne, la Fondation Maeght Printemps, automne
Antibes ≈ 30 min Train Le musée Picasso et la vieille ville Toute l’année
Grasse ≈ 1 h Train ou voiture Le parfum et ses grandes maisons Toute l’année
Cannes 30 min Train La Croisette, une fin d’après-midi Toute l’année
Les villages perchés de l’arrière-pays
Gourdon ≈ 1 h Voiture Un panorama à couper le souffle Avril à octobre
Peille ≈ 45 min Voiture Un village authentique et sans touristes Toute l’année
Sainte-Agnès ≈ 50 min Voiture Le record d’altitude et le fort Maginot Printemps à automne
Saorge 1 h 30 Train des Merveilles Un village hors du temps Mai à octobre
Coaraze 40 min Voiture Les cadrans solaires et la lumière Toute l’année
L’Italie en voisine
Vintimille 40 min Train Le grand marché du vendredi Le vendredi
Dolceacqua ≈ 1 h Voiture ou bus Le pont médiéval et le vin Printemps, automne
San Remo ≈ 1 h Train La Belle Époque et son casino Toute l’année
Le ski, l’hiver
Gréolières 1400 1 h 15 Voiture ou bus neige Goûter à la neige au plus près Décembre à mars
Isola 2000 1 h 30 Voiture ou bus neige La meilleure neige, tout l’hiver Décembre à avril
Auron ≈ 1 h 30 Voiture ou bus neige Le plus grand domaine skiable Décembre à avril
Valberg ≈ 1 h 30 Voiture ou bus neige Le ski en famille Décembre à mars
La Colmiane ≈ 1 h 15 Voiture La tyrolienne et le parc à loups Toute l’année

Le petit jeu

Sauras-tu reconnaître ces villes ?

Cinq photos, cinq villes de la côte et de l’arrière-pays niçois. À toi de deviner : la carte se retourne pour te donner la réponse.

5 questions · moins de 2 minutes

Kayaks colorés sur une eau turquoise le long de la côte

La visite privée

Nice est la plus belle porte d’entrée de la Côte d’Azur. Et si je vous la faisais découvrir ?

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