Visiter Nice seul ou avec un guide local : la comparaison honnête
Soyons honnêtes : on peut très bien visiter Nice sans guide, des millions de gens le font. La vraie question, c’est ce qu’on rate sans même le savoir. Voici le même après-midi, vécu deux fois.
Le déjeuner
Premier restaurant venu sur le cours Saleya, menu touristique, socca réchauffée et addition qui pique.
La grande façade rose
Une jolie photo du Negresco pour le téléphone, et on passe. Un palace comme un autre, non ?
15h, le soleil tape
On tourne un peu en rond, les enfants fatiguent. On passe devant une fontaine sans même la regarder.
Le déjeuner
La vraie socca dorée, là où les Niçois font la queue à midi, deux ruelles plus loin. Et je commande pour vous.
La grande façade rose
Je vous raconte Henri Negresco, fils d’aubergiste roumain devenu roi des palaces de la Riviera, ruiné par la Grande Guerre quand son hôtel de rêve fut réquisitionné en hôpital. Et sous le dôme rose, le salon royal abrite une immense verrière attribuée aux ateliers de Gustave Eiffel. Quant à la forme du dôme, une légende niçoise très coquine circule : je vous la raconte sur place.
15h, le soleil tape
Pause fraîcheur à la fontaine du Soleil, place Masséna. Son Apollon de sept mètres a fait scandale : jugé trop dénudé par les ligues de vertu, il fut exilé loin du centre pendant des décennies avant son grand retour en 2011. Les enfants adorent l’histoire, et on repart à l’ombre des arcades.
Le soir, vous ne direz pas « c’était joli ». Vous raconterez votre journée à votre famille avec passion.